Les bienfaits de la psychomotricité pour les enfants avec TDAH
- Arthur Monceau
- 29 juil.
- 2 min de lecture
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) peut impacter l’attention, l’impulsivité, l’agitation motrice, l’organisation et la régulation émotionnelle. La psychomotricité propose un accompagnement global, par le corps et le mouvement, pour aider l’enfant à mieux se connaître, s’apaiser et gagner en efficacité au quotidien.
1) Améliorer la régulation tonique et l’agitation
Certains enfants TDAH ont du mal à ajuster leur niveau d’énergie : ils peuvent être « trop en tension » ou au contraire chercher des stimulations en bougeant sans cesse. En psychomotricité, des médiations corporelles (jeux moteurs, pressions profondes, respiration, relaxation, rythmes) aident à trouver un niveau d’activation plus adapté aux situations (classe, devoirs, repas, coucher).
2) Renforcer l’attention et l’endurance attentionnelle
L’attention n’est pas qu’une question de volonté : elle dépend aussi du corps (posture, tonus, fatigue, surcharge sensorielle). Les activités psychomotrices entraînent l’enfant à se recentrer, à maintenir une consigne, à gérer les distracteurs et à revenir à la tâche. Les exercices sont concrets, ludiques et progressifs, ce qui favorise l’engagement.
3) Travailler l’inhibition et l’impulsivité
Attendre son tour, s’arrêter, réfléchir avant d’agir : ces compétences d’inhibition sont souvent difficiles dans le TDAH. Les jeux de règles, les activités « stop-and-go », les rythmes, les parcours avec consignes et les jeux d’opposition permettent d’entraîner l’arrêt, le contrôle et l’ajustement, dans un cadre sécurisant.
4) Développer l’organisation et la planification (fonctions exécutives)
Le TDAH peut s’accompagner de difficultés à planifier, séquencer et terminer une action. En psychomotricité, l’enfant apprend à anticiper (par où je commence ?), à organiser son geste, à gérer le temps et à ajuster sa stratégie. Ces apprentissages se transfèrent ensuite vers les routines (s’habiller, cartable, devoirs).
5) Soutenir la régulation émotionnelle et l’estime de soi
Les remarques répétées (« tiens-toi tranquille », « concentre-toi ») peuvent fragiliser la confiance. La psychomotricité valorise les réussites, aide l’enfant à identifier ses signaux corporels (tension, agitation, fatigue) et à utiliser des outils d’apaisement. Cela peut réduire les débordements émotionnels et améliorer le vécu scolaire et familial.
À quoi ressemble un accompagnement en psychomotricité ?
Un bilan psychomoteur pour comprendre le profil attentionnel, moteur, sensoriel et émotionnel.
Des séances individualisées avec des objectifs concrets (attention, inhibition, coordination, apaisement).
Des outils à réutiliser à la maison et à l’école (routines, pauses motrices, respiration, stratégies de recentrage).
Quand consulter ?
Si votre enfant présente une agitation importante, des difficultés d’attention, une impulsivité marquée, une fatigabilité, des difficultés d’organisation ou une souffrance émotionnelle liée à ces difficultés, un bilan psychomoteur peut aider à préciser les besoins et à proposer un accompagnement adapté.
L’objectif n’est pas de « faire tenir en place », mais d’aider l’enfant à trouver ses propres stratégies pour être disponible aux apprentissages et aux relations.
Prendre rendez-vous
Pour un premier échange ou pour planifier un bilan, vous pouvez prendre rendez-vous via Doctolib ou me contacter par email.




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